Misc boot

Bootblack's dog

Here's the primary reference for the oft-repeated story of the young Paris bootblack's Barbet (in 1807, the date of the primary reference, Barbet/Caniche were quasi-interchangeable: see Poodles (and cousins) in language: French) who dirtied boots in order to bring his master increased trade; was bought by an Englishman and taken to London; found his way home. Interestingly, the original account is focussed on how cleverly the dog found his way home, less on the fact that the dog brought increased trade to his young bootblack master, which shift in interest illuminates improvements "mod cons" have made in the urban landscape.

"Je ne puis résister au plaisir de citer encore une anecdote rapportée par Dupont de Niemours, dans ses Mémoires lus à l'Institut: 'A la porte de l'hôtel de Nivernais, vivait un petit d'écrotteur, maître d'un grand barbet noir, dont le talent éait de lui procurer de l'ouvrage. Il allait tremper dans le ruisseau ses grosses pattes velues, et venait les poser sur les souliers du premier passant. Le décrotteur, empressé de réparer le délit, présentait la sellette: Monsieur, décrotter, là! Tant qu'il était occupé, le chien s'asseyait paisiblement à côté de lui: il aurait été inutile alores d'aller crotter un autre passant; mais dès que la sellette était libre, ce petit jeu recommençait.

"'L'esprit du chien, et la gentillesse de son jeune maître, qui se rendait serviable aux domestiques, donnèrent à l'un et à l'autre, dans la cour de l'hôtel et dans la cuisine, une petitie célébrité qui, de bouche en bouche, remonta jusqu'au salon. Un Anglais illustre y était présent; il demande à voir le maître et le chien; on les fait monter. Il se passionne pour l'animal, veut l'acheter, en offre dix louis, quinze louis. Les quince louis tentent l'enfant, ébloui d'ailleurs par tant des grands personnages. Le chien est vondu, livré, enchaîné, mis le lendemain dans une chaise de poste, embarqué à Calais, et il arrive à Londres.

"'Son maître le pleurait avec une tendresse mêlée de remords. Joie inespéréee! le quinzième jour, le chien arrive à la porte de l'hôtel de Nievernais, plus crotté que jamais, et crottant mieux ses pratiques.

"'Obligé de descendre plusieurs fois pendant la route, il avait observé qu'on s'éloignait de Paris dans une voiture, en suivant une certaine direction: qu'on s'embarquait ensuite sur an paquebot, et qu'une troisième voiture menait de Douvres à Londres.

"'La plupart de ces voitures étaient des chaises de renvoi. Le chien, retourné de chez son acquéreur au bureau de départ, en avait suivi une, peut-êre la même, qui prenait en effet, et en sens opposé, la route par laquelle elle était venue. Elle l'avait conduit à Douvres. Il avait attendu le même paquebot sur lequel il avait déjà passé, et, descendu à Calais, il avait suivi pareillement la même voiture qui l'avait amené. Toutes ses promenades précédentes lui avaient donné la théorie qu'après avoir bien marché pour aller quelque part, il fallait retourner sur ses pas pour revenir au gîte, et le gîte était à côté de son jeune maître.'" Quelques mémoires sure différents sujets, by Dupont de Nemours (Paris: 1807), p. 347; as quoted in Elzéar Blaze, Histoire du Chien (Paris: 1846), pp. 326-8.

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